Ouverte sur le quartier et sur la ville, la chapelle accueille régulièrement des projets portés par d’autres associations ou groupes qui investissent alors le lieu, l’Atelier Idéal étant alors très souvent co-organisateur de ces évènements.

Quartiers populaires, exclusion et détention
mercredi 3 avril (19h)

Le mercredi 3 avril, La Chapelle accueille la 3ème soirée du festival Taul’Art organisée par le Genepi à Toulouse :

Table ronde sur le thème
"QUARTIERS POPULAIRES, EXCLUSION ET DÉTENTION"

avec Mathieu Rigouste et le Comité Vérité & Justice 31,

Entrée gratuite et ouverte à tous.tes.

Au 1er janvier 2019, 82 634 personnes au total étaient placées sous écrou : 71 061 détenues et 11 573 placées sous surveillance électronique ou à l’extérieur, des chiffres en légère augmentation.

Combien d’entre eux.elles sont issu.e.s d’un milieu aisé ?
Combien d’entre eux.elles sont diplômé.e.s ou ont eu accès à une éducation digne ? Par combien sont multipliées nos chances d’être arrêté ou contrôlé si l’on se trouve dans un quartier populaire ?
En d’autre termes, qui sont vraiment les détenus ? Si on établit une sociologie de la population carcérale, qui seront les plus touchés ?

Par l’échange et le débat, nous essaierons de comprendre l’articulation entre quartiers populaires, exclusion et détention.
Dans la bienveillance et le respect, venez participer à la construction d’une vision plus juste des réalités sociales et pénitentiaires.

A propos des intervenants :

Mathieu Rigouste est un sociologue et essayiste français, chercheur indépendant en sciences sociales et militant anti-sécuritaire. Essayiste original, il tente, à travers divers travaux et livres, d’articuler logiques économiques, politiques et sécuritaires. Il décrit l’existence de ce qu’il nomme « un système de ségrégation endocoloniale à l’intérieur des sociétés impérialistes ». Les guerres coloniales constitueraient des « laboratoires de l’ordre sécuritaire », notamment pour le contrôle des quartiers et des classes populaires. Il développe également l’idée d’une industrialisation de la violence policière et d’une restructuration du capitalisme autour des questions militaro-sécuritaires. Ses réflexions peuvent éclairer la gestion sécuritaire des mouvements sociaux récents.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages, essais et articles, dont L’ennemi intérieur : La généalogie coloniale et militaire de l’ordre sécuritaire dans la France contemporaine (2009), Les marchands de peur : La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire (2011),
Théorème de la hoggra : Histoires et légendes de la guerre sociale (2011), ou encore La domination policière : Une violence industrielle (2012), État d’urgence et business de la sécurité (2016).

Le Comité Vérité et Justice 31 s’est constitué à partir de la lutte pour Adama Traoré et s’est étendu à toutes les victimes des violences policières et du racisme d’état. Le nom parle de lui-même : il faut que la vérité éclate au grand jour pour que justice soit faite. Le comité est présent sur le terrain aux côtés des premiers concernés par ces crimes et violences, et organise le soutien par différents moyens (rassemblements, soirées de soutien, meeting...).