Charte de l’association
Charte de l’Atelier Idéal en résumé et en intégralité ...

Résumé de la Charte

L’Atelier Idéal participe à ce désir d’une ville où se côtoient toutes les catégories sociales, d’une ville où l’on se parle. Nous fixant la rencontre comme premier objectif et moyen de notre volonté de participer à la vie politique, associative et culturelle de cette ville, il est essentiel que le lieu qui porte ce projet soit un lieu accueillant et ouvert, important aussi qu’il soit séduisant et beau, car c’est d’une ville séduisante, belle et accueillante dont nous rêvons.

Si les pratiques culturelles et artistiques sont au cœur de la dimension politique de ce projet, c’est que nous pensons ou parions qu’elles ont le pouvoir de nous ouvrir à des réalités non immédiatement accessibles, qu’elles sont un support essentiel et efficace à notre recherche « d’autre chose ».

Le danger qui, selon nous nous menace, est que l’injection massive de temps libre dans nos sociétés soit vécu comme un virus fatal qui désigne de façon clinique les parties saines et les parties malades du corps social. Dès-lors, le plébiscite électoral voit s’affronter guérisseurs et amputeurs qui se disputent impuissants au chevet du malade. Nous n’avons pas non plus de remède, si ce n’est le constat qu’une expérience comme l’Atelier Idéal participe très modestement, comme beaucoup d’autres, à maintenir du lien. Par contre, nous avons un espoir : Le chômage et la précarité n’étant plus une peur fantasmatique - celle qui scella, entre autre, la passivité syndicale durant de longues années - mais étant bel et bien une réalité tangible pour six ou sept millions, peut-être plus, de personnes dans ce pays, nous espérons un réveil qui sonne l’heure d’une critique radicale de l’idéologie qui domine cette fin de vingtième-siècle.

Critique donc et prise de conscience des formidables mutations de cette activité humaine récemment encore pilier de notre civilisation : le travail salarié. Notre espoir est que les fissures qui l’attaquent aujourd’hui fassent éclater l’équation temps = argent, que soit réexaminée la valeur du temps improductif, celui de l’étude, du loisirs, de la culture, de la relation à l’autre. Centralité, préciosité et donc écologie du temps, c’est cela qu’il nous faut examiner.

L’Atelier Idéal interroge aussi la notion de démocratie.

Notre désir est que la démocratie soit prioritairement le cadre et le moyen de la réalisation de l’individu, réalisation d’un individu enfin libéré (du moins nous l’espérons) des vieux carcans idéologiques.

L’idéologie libérale est une idéologie, c’est à dire un processus d’aliénation, de soumission. D’une main, elle transforme le monde à un rythme jamais égalé et de l’autre, elle dispense une formidable anesthésie générale dont le résultat est le repli sur soi. L’Atelier Idéal se veut un outil de résistance local à cette idéologie et à son hégémonisme planétaire. Face aux sirènes d’un individualisme féroce et carnassier, nous choisissons les muses de la dimension collective. C’est la perspective d’un enrichissement individuel considérable au travers de l’expérience collective, et inversement, qui nous motive. C’est d’une société d’hommes et de femmes non-soumis que nous rêvons.

L’Atelier Idéal sera ce que nous en ferons.

« Un état, qui abaisse ses citoyens afin d’en faire des instruments dociles entre ses mains, finira par s’apercevoir que l’on ne fait rien de grand avec des petits hommes. » John Stuart Mill.

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